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Est-il toujours intéressant d'être propriétaire de sa voiture ?

Faut-il acheter sa voiture ? C’est la question que se posent de plus en plus de Français. Si les pratiques ont évolué, la décision n’est pas seulement financière. D’autres facteurs entrent en compte. Explications.

Renoncer à l’achat de son propre véhicule. Impensable il y a encore quelques années, cette idée fait son chemin dans la tête des français. Les ménages changent leur pratique. Ils hésitent de plus en plus à devenir propriétaire de leur voiture, même si cette solution reste encore très largement privilégiée en 2016.

Les français aiment l'automobile. Les chiffres du Mondial de l’Auto, organisé en ce moment même à Paris (1er au 16 octobre), sont là pour en témoigner. Plusieurs constructeurs, Renault, Peugeot et Citroën en tête, recrutent dans leurs concessions et usines pour faire face à la demande, comme le confirme le Comité des Constructeurs Français de l’Automobile (CCFA). 

Plus impressionnant, en 2015, 81 % des ménages possédaient au moins une voiture, comme l’illustre le site map.datafrance.info, qui compile les statistiques rendues publiques par l’Etat. Mais est-ce toujours intéressant d’acheter son véhicule en 2016 ? Aujourd’hui, la décision d’achat est déterminée par plusieurs facteurs, comme le type de voiture, la fréquence d’usage et la sociologie des conducteurs.

Cela dépend de la voiture

La question de l’achat d’un véhicule dépend du modèle de la voiture. Acheter une petite citadine ou prendre une grosse berline n'est pas anodin. Et ne comporte pas les mêmes avantages. “Les ménages réfléchissent beaucoup parce qu’une voiture c’est un gros budget”, confirme  Céline Kastner, directrice juridique et politiques publiques de l’Automobile Club Association (ACA).

L’acquisition d’une petite voiture est perçue comme une démarche utilitariste. Elle est abordable à l’achat et moins chère à l’entretien, mais sa valeur se déprécie rapidement. A l’inverse, une berline, au-delà de 30.000 euros, est vue comme un investissement. Sa valeur se préserve sur le long terme. Selon une enquête menée par l’ACA, une voiture, de type citadine classique, coûtait annuellement en moyenne 5.796 euros en 2015, pour un montant à l'achat estimé entre 10.000 et 15.000 euros.

L’usage qu’on en fait

C’est devenu un facteur important. L’intérêt de devenir propriétaire va varier avec la fréquence de l’usage du véhicule. “Il y a les usages quotidiens, notamment pour le travail, et les usages plus ponctuels, plus occasionnels”, explique Céline Kastner de l’Automobile Club Association (ACA).

L’intérêt d’acheter dépend du nombre de kilomètres et de la fréquence d’utilisation du véhicule. Pour un conducteur régulier, qui fait des milliers de kilomètres par an, acheter un véhicule a du sens. Son investissement est amorti par la fréquence d’usage.

La question est autre pour les utilisateurs peu réguliers. Dans ces cas-là, le recours à la location ou au covoiturage semble plus approprié dans la mesure où le coût d’achat du véhicule, son entretien et l’assurance sont externalisés. Sans compter que les risques d'usure et de casse de la voiture ne pèsent plus sur le budget.

Plusieurs systèmes se sont développés autour de ces nouveaux modes de consommation. Un automobiliste qui voudrait réduire son budget peut, par exemple, louer un véhicule neuf ou d’occasion sur une période de plusieurs mois (entre 12 et 36 mois) grâce au leasing, également appelé crédit-bail. A échéance de son contrat, il peut soit changer de modèle et par exemple monter en gamme pour quelques euros de plus par mois, ou alors décider d'en devenir propriétaire en levant l’option d’achat.

La sociologie du conducteur

Le rapport à la propriété du véhicule évolue selon l’âge. “Il y a une véritable fracture générationnelle entre les jeunes et les moins jeunes”, confie Céline Kastner de l’Automobile Club Association (ACA). Les moins de trente ans se tournent plus volontiers vers la location, le covoiturage ou l’autopartage. "La propriété n'est pas une notion centrale pour eux."

C’est au-dessus de trente ans que la propriété du véhicule devient majoritaire dans la population. Les changements de mode de vie (familles, enfants, déplacements) s’accompagnent de l’acquisition d’un véhicule pour économiser sur les dépenses.

Des choix de vie qui comptent pour les ménages. En 2016, la voiture représente le deuxième budget des Français derrière le logement, comme le confirme les chiffres de l’Institut français de la statistique et des études économiques (Insee).

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